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This section presents some texts from people who like my works and who have been inspired by some of my illustrations. I would like to thanks them, that’s much appreciated. If you are poets, authors, or others and if you want to send me your texts with one of my work under main subject don’t hesitate to send me via the contact form. Maybe you will be selected to be displayed on this page.

Alaniel Creation

The author has imagined a “story”, based on my artwork “Winter Tales”.An adventurer, a conqueror went looking for this legendary “ark”, and which is finally, after a long and perilous adventure in which he and his men had to face many dangers: storms, tornadoes, landslides and monstrous creatures … this magnificent “Gateway”.
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Au bout d’un long voyage, après plusieurs périls,
Épuisé, affaibli par les combats virils,
Arkonan arriva à l’endroit qu’il cherchait :
La Plaine des Soupirs, dont les Livres parlaient,
Une vaste étendue, où tout était blafard…
Il vit la Porte s’élever dans le brouillard,
La Grande Porte qui menait vers l’Au-delà…
Il n’avait plus qu’à faire cinquante pas,
Laissant derrière lui les cruautés du sort,
Et le mystère de la Vie et de de la Mort,
Et de tout ce que l’homme a toujours ignoré,
Par la voix du grand Dieu lui serait révélé.
Son fidèle cheval, une bête splendide,
Avait été blessé dans les affrontements…
En ce grave moment, le tenant par la bride,
Arkonan, devant lui, marchait d’un pas pesant…
C’est alors qu’apparut une femme, ô surprise !
Dont l’image se fit de plus en plus précise,
Jusqu’à ce que l’on pût distinctement la voir :
Un visage superbe et de longs cheveux noirs ;
Une femme très belle, assez grande, assez mince,
Dont l’époux, sûrement, devait être un beau prince.
Sur ses gardes resta Arkonan le héros.
Il savait que le Feu pouvait couver sous l’Eau.
– On a vu le démon, infâme sortilège,
Prendre sournoisement l’apparence de l’ange.–
Il savait, pour l’avoir appris à ses dépens,
Que la Bête pouvait, sous quelques traits charmants,
Se dissimuler, comme un serpent maléfique
Enroulé tout au fond d’un vase magnifique,
Prêt à surgir, sortant ses venimeux crochets,
Pour attaquer celui qui contemple l’objet.
L’intrépide guerrier garda la main serrée
Sur la poignée en fer de sa solide épée,
Prêt à livrer combat, impitoyablement,
Si cette belle femme, au visage charmant,
Abandonnant soudain son apparence pure,
Se métamorphosait en sombre créature…
Préparant tout son être à ce combat nouveau,
Il sortit lentement l’épée de son fourreau…
Dès qu’il verrait sortir les griffes de la Bête,
De la femme splendide il trancherait la tête,
D’un geste fort et large, extrêmement précis,
Sans qu’une émotion n’agitât ses sourcils…
« Elle est belle, c’est vrai, mais méfions-nous en,
Se dit-il, c’est sans doute un être malfaisant… »
Puis, ayant de la femme une image plus vive,
À l’esprit lui revint ce que disaient les Livres.
– Il l’avait oublié, sous le choc des combats.–
Les yeux de l’étrangère avaient un pur éclat ;
Aucun feu malveillant, nulle mauvaise flamme,
Ne se cachait sous les beaux traits de cette femme,
Car les Livres disaient, en leurs pages sacrées,
Qu’à cet endroit la Grande Porte était gardée
Par la déesse aux longs cheveux, Athalia,
Dont le héros, avant d’entrer dans l’Au-delà,
Devait écouter les divines paroles.
Au milieu du silence une voix s’éleva ;
C’était la voix de la sublime Athalia :
« Ici s’achève enfin ton aventure folle,
Ta longue chevauchée et tes combats sanglants…
De la gloire, couronne des guerriers vaillants,
Tu portes désormais l’éclatante auréole.
Hélas ! tes compagnons sont morts dans les combats,
Des hommes courageux, à la forte carrure,
Exterminés par d’effrayantes créatures…
— Le vaillant Arkonan ne les oubliera pas !
— Ton cheval, quant à lui, ne tient plus sur ses pattes.
Je frémis à la vue de son sang écarlate…
Il faut soigner la pauvre bête, à moitié morte…
Les Magiciens s’en chargeront, soigneusement…
Accomplis un dernier effort, car à présent,
Tu peux franchir la grande et fabuleuse Porte… »

Alaniel Creation
© 2011 – All rights reserved


Avec son doux regard, elle nous ensorcelle ;
Immense est son pouvoir de fascination.
On succombe à son charme et l’on s’attache à elle
Car c’est la plus jolie des constellations.
Pour offrir un spectacle à nos chastes prunelles,
Elle lève dans l’air un bras pur et mignon
D’où tombe en mille plis, comme une cascatelle,
Un long voile mêlé de divins papillons…
Avec ce voile clair et ce blanc virginal,
On la dirait parée pour un jour nuptial…
Mais qu’ici-bas, nul homme ne se réjouisse :
La Vierge n’offrira point sa virginité ;
Oui, de l’amour elle fuira tous les délices,
Étant liée aux astres pour l’éternité…

Alaniel Creation
© 2010 – All rights reserved

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Les rayons de la lune entraient dans la chapelle
Où nul n’aurait osé rire ni blasphémer.
Dans l’espace flottait une forme irréelle
Et sur l’autel gisait un corps inanimé :
Une femme parée pour le jour de ses noces,
Peut-être assassinée par un amant féroce,
Ou malheureuse proie d’un immense chagrin
Provoqué par les coups d’un tragique destin…”
“As-tu perdu l’enfant que l’on voit sous ta robe,
Âme jeune, innocente, emportée par l’autan ?
Sous tes pieds, on voit bien que le sol se dérobe,
Remplacé par les flots d’un étrange océan…
Dans ce décor surnaturel et théâtral
Où le silence règne, où le mystère est roi,
Attends-tu simplement le mari idéal
Qui peut-être en ce lieu viendra s’unir à toi ? ”

Alaniel Creation
© 2010 – All rights reserved

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Ô Léthys, j’aime voir sur ta jambe si belle
Flotter magiquement ce bleu subaquatique
Et comme une auréole, au dessus de ta tête,
Se déployer ces plumes fantasmagoriques…
Nous avons tort de dire un bleu « subaquatique »,
Car la nymphe se trouve au coeur de la forêt,
Au milieu d’un décor orange, fantastique,
Et ce mélange crée un merveilleux effet.
Quelqu’un, par un avis qu’on vient de recevoir,
De ces tons différents n’apprécie pas le jeu,
Si bien que le poète a la crainte de voir
En un prochain tableau disparaître ce bleu.
Dans un instant, l’orange recouvrira tout
Et le beau bleu ira se perdre dans l’égout !
Ô Léthys, douce nymphe, ne l’accepte pas !
Lorsque Christel Michiels, n’écoutant que son coeur,
Approchera l’outil pour changer la couleur,
Penche ton buste et bloque-le avec ta main,
En soufflant doucement : « Non, ne touchez à rien ! ».

Alaniel Creation © 2012 – All rights reserved

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Elle est là, devant nous, la reine des Enfers,
Et sa paupière ne fait pas un mouvement ;
Elle nous fixe du regard, étrangement,
Mais nulle flamme ne s’agite en ses yeux clairs.
Des papillons décrivent un cercle dans les airs
Autour de la déesse au visage étonnant,
Et dans l’Érèbe et le Tartare, maintenant,
Elle a cessé d’être fidèle à Déméter.
Belle, tranquille, elle est au bord d’un lac de soufre,
Et les pauvres damnés qui se tordent là-bas
Ne la regardent pas, craignant même son souffle…
Si l’un des malheureux voulait tendre le bras
Vers la déesse glaciale et impassible,
Il serait terrassé par ce souffle terrible !

Alaniel Creation
© 2010 – All rights reserved

Elisabeth Ducasse

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Est-ce la fin?
Est-ce le début?
Ne suis-je plus rien?
Ou sui-je le tout?
Je suis là, et pourtant l’espace et le temps semblent s’êtres pris de mutisme me laissant prise au piège telle une effigie.
La nuit vient comme une main de géant m’engloutir dans les profondeurs.
Au milieu de ce néant, les yeux du Hiérophante m’observent.
Sans réserve, je vois la vérité reflétée dans les abîmes de ses saphirs.
Je me laisse engloutir, je continue, je descends.
Maintenant je sens le feu brûlant courir dans mes veines purifiant mon corps de ses peines.
Voici les Athènes, tournoyant, dansant, pour ainsi célébrer le mariage du rouge et du blanc.
Alors fût brisé le miroir métempsychique me délivrant des chaînes du cycle Adamique.
Mon esprit libéré de ses voiles, j’aperçois enfin l’univers, je découvre l’étoile.
La rose m’a donné son baisé.
A dieu cher monde. Ainsi s’achève ce qui n’a jamais commencé.
Je suis le tout
Je suis le rien
Je suis le fou
Je suis le chemin
Je suis l’univers
Sans destin
Je suis Shekima.

Elisabeth Ducasse
© 2012 – All rights reserved

Garapan Poetry

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Words.
Painted.
Engraved.
Is there a word for children’s pain?
If no one writes their name,are they to blame?
Lost.
Love.
Lost love.
Lost tomorrows.
It is written to be seen in purple scars.
Sorrow.
Endless words.
No words can describe what is worn in a crease,in a care.
Yet they are written, here for wondering eyes to ponder.
Words.
A soul.
A heartbeat.
whispers.
Jasmine flowers,and lilac butterflies.
Mysteries of a womans inner page, her womb, her love.
Silence.
Which way has the song fled after it was sung in words?
Where are the words?
Here, in violet eyes. Feel the words gaze upon your skin.
Look.
See.
Essence is just a word.
Essence.
Engraved.
Displayed.
Save me with your words.

Garapan Poetry
© 2011 – All rights reserved

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